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L’information considérée au début comme une rumeur, vient de prendre une autre tournure. La Confédération Africaine de Football (CAF) a officiellement saisi la fédération gabonaise pour exiger des éclaircissements sur le cas de Guelord Kanga. Si cette correspondance de l’organe faîtière Continental du football suscite tant d’espoir côté congolais c’est parce que, vu les éléments en possession, les Panthères du Gabon pourraient se faire disqualifier ainsi les Léopards de la RDC, troisième du groupe, passeraient en seconde position synonyme d’une qualification à la Can 2021 prévue en 2022 au pays de Samuel Eto’o.

Qui est Guelord Kanga

Né à Oyem le 1er septembre 1990 des parents gabonais, Guelord Kanga serait en réalité, Guelord Kiaku Kiaku,Congolais de père et de mère et né à Kinshasa le 28 octobre 1985 !
Plusieurs sources officielles congolaises corroborent la date de naissance de cet international gabonais avec des preuves qui doivent être prises avec beaucoup de sérieux.
En illustration, la licence de Guelord Kiaku Kiaku désormais Guelord Kanga, a été brandi comme l’une des preuves matérielles du dossier. On y voit clairement ces informations qui seraient révélées par la Fédération Congolaise de Football Association (Fecofa) à la CAF.
En effet, avant de s’envoler pour le pays de Bongo, Guelord Kanga était un joueur de Béjaïa, actuelle Lega, une formation sportive qui évolue à l’Entente Urbaine de Football de Kinshasa Malebo 1 (EUFKIN/Malebo 1).
La solidité du dossier congolais serait aussi fondée sur le témoignage propre du concerné qui affirme, via des vidéos, qu’il est bel et bien originaire de Kinshasa et qu’il a effectivement joué à l’EUFKIN/Malebo avant de voyager, lui et son frère pour le Gabon.
Concernant la modification du lieu et de la date de sa naissance, Guelord Kiaku Kiaku aurait révélé que ce fait, indépendamment de sa volonté, avait été décidé par ses parents adoptifs gabonais.

La CAF face à ses responsabilités

Grâce à des éléments vérifiés et vérifiables inclus dans le dossier congolais et revigorée par sa propre correspondance, la confédération est appelée aujourd’hui à trancher ce litige en toute impartialité.
D’ores et déjà, plusieurs voix commencent à réclamer l’application, dans toute sa rigueur, de l’article 46 du règlement de la CAF.
Certains analystes sont allés plus loin en exhibant des cas similaires sévèrement sanctionnés par l’organisatrice de la CAN afin d’éviter que la loi de deux poids, deux mesures ne soit appliquée en défaveur des Léopards de la RDC.
Il sied de rappeler que si les Congolais connaissent bien la rigueur de l’article 46, c’est parce qu’ils en ont subi à plusieurs reprises.
On peut citer en exemple le dossier de Javier Besala ou encore la récente disqualification des Léopards U-23 au détriment du Maroc pour le cas de l’international congolais, Arsène zola, sociétaire du TP Mazembe.
Aux dernières nouvelles, un ultimatum de 4 jours aurait été donné par la CAF à la fédération gabonaise pour réagir à sa correspondance.
En cas de résistance, les Panthères gabonais subiront la rigueur de l’article 46 et la RDC sera d’office qualifiée.
Affaire à suivre
Par Armando Mananasi
Le Télégramme du Congo (LTC)

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