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Vive tension et confusion à Conakry, la capitale guinéenne. Une tentative de coup d’État est en cours. Le président Alpha Condé a été arrêté.

Les putchistes revendiquent l’arrestation d’Alpha Condé. Le colonel Mamady Doumbouya, commandant des forces spéciales de l’armée guinéenne qui auraient mené l’insurrection, a livré un message à la radio-télévision nationale, la RTG.

Entouré d’hommes en armes, un drapeau guinéen sur les épaules, il a annoncé la dissolution des institutions, la suspension de la Constitution et la création d’un Comité national pour le redressement et le développement, le CNRD. Il promet un dialogue inclusif pour écrire une nouvelle Constitution.

Message du colonel Mamady Doumbouya, commandant des forces spéciales de l’armée guinéenne, à la radio-télévision nationale.

Reste à savoir si le reste de l’armée va suivre l’appel du colonel Doumbouya et si les affrontements sont réellement terminés.

La situation est confuse

Sur une photo et une vidéo qui circulent sur les réseaux sociaux, on voit Alpha Condé chemise ouverte, assis dans le canapé d’un salon de la présidence. Alors qu’un militaire s’adresse à lui en l’appelant « Excellence », et lui demande de dire s’il a été brutalisé, le chef de l’État ne dit mot.

Une source proche du président de Guinée-Conakry reconnaît que ce dernier est bien aux mains des insurgés. Mais dans son entourage, aucune autre source ne confirme cette information.

Réaction des militaires putshistes

Nous avons appris plus tôt dans la journée de plusieurs sources, que des soldats s’étaient mutinés ce dimanche. Des tirs ont été entendus au centre-ville non loin du palais présidentiel, du ministère de la Défense et du siège de l’état-major des armées. Les premiers tirs ont été entendus dès les premières heures de la journée.

En début d’après-midi, toutes les casernes, par exemple le camp Alpha Yaya, étaient sous haute protection et la sécurité a été renforcée autour des résidences des officiels guinéens.

Les populations, prises au piège, étaient terrées chez elles en début d’après-midi. Selon nos dernières informations, ces évènements ne concernaient que la presqu’île de Kaloum. Le calme prévalait dans la grande banlieue de Conakry.

Le nouvel homme fort de Conakry

Joint par RFI, un habitant de cette commune qui a tenu à conserver l’anonymat, témoigne : « Depuis ce matin, on était à la maison, on n’est pas sortis… On a d’abord entendu des tirs partout, de gauche à droite… Personne ne peut sortir. On a entendu des armes lourdes que je n’ai jamais entendues, sauf dans les guerres. Ça tire vers le palais présidentiel. »

RFI / Le Télégramme du Congo

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