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Sujet tabou par excellence dans les milieux socioprofessionnels de notre pays, l’occultisme est une pratique qui s’est enracinée et répandue dans une frange importante de la population congolaise. Mais les observations et les analyses approfondies et concordantes attestent de plus en plus que ce sont les milieux intellectuels qui sont fortement touchés par son influence.
Dans le cas d’espèce, il s’agit principalement des universités et des instituts d’enseignement supérieur où ce rituel satanique ne cesse de s’enraciner et de s’intensifier d’année en année de façon exponentielle.
Selon les résultats de nos investigations, ce fait social a connu son ampleur depuis l’instauration du système de 3ème cycle pour les professeurs aspirant au doctorat et qui devaient impérativement se rendre en Europe pour préparer et défendre leurs thèses.
A leur retour au pays, ils faisaient généralement partie des membres d’une certaine secte ou d’une certaine loge. Nous ignorons si cela était la condition leur exigée préalablement pour décrocher le titre de Docteur.
Toujours est-il que d’après les estimations 99% de ces postulants retournaient au bercail déjà initiés et élevés à un certain niveau de l’échelle d’évaluation des adeptes.
A ce jour, au regard de sa taille, de sa population et du nombre de ses facultés, l’université de Kinshasa aligne un chiffre élevé de docteurs ayant évolué en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique. Il va de soi qu’elle puisse regorger en son sein plusieurs adeptes des sectes de retour de l’étranger. Et depuis cette vague, les professeurs de cette institution académique s’attèlent à l’initiation systématique
des étudiants. Cette campagne d’adhésion est devenue la condition sine qua non pour la maitrise des cours et la traversée sans encombre, harmonieuse de tous les niveaux d’études universitaires, du cycle de préparatoire au Doctorat en passant par le graduat, la licence et le DEA.
Les étudiants occultistes ne sont jamais confrontés aux épreuves de 2ème session et réalisent facilement la mention «distinction ». À l’université de Kinshasa, le recrutement, l’embrigadement des candidats potentiels se fait, comme on le dit ici, à « ciel ouvert » c’est-à-dire en public, au su et au vu de tout le monde. Pour cette opération de charme, les professeurs délèguent les « ainés » déjà incorporés (3éme graduat, licence et doctorat) pour convaincre et persuader les débutants de préparatoire, les inexpérimentés de 1er et 2ème graduats déboussolés par le rythme
époustouflant des études supérieures et universitaires.
Une fois cette étape franchie, la liste des recrues est transmise au professeur qui programme la cérémonie « d’intronisation », un semblant de « baptême » virtuel qui ouvre la voie à l’insertion dans la confrérie. La cérémonie se déroulerait habituellement dans « le sanctuaire » de la secte du professeur qui peut porter tantôt le nom de temple ou encore celui de forteresse. Mais d’autres incantations se déroulent au cimetière du plateau où l’on avait enterré les étudiants de l’UNIKIN et de l’IPN massacrés par Mobutu en 1969 et 1971.
La deuxième étape consiste en la mise à la disposition des adhérents des supports visuels (livres, revues, dépliants, cassettes vidéos), contenant les enseignements
théoriques et pratiques à maitriser absolument afin de se hisser graduellement sur l’échelle de perfection.
Ces ouvrages sont introuvables dans les étalages des bouquinistes. Seuls les maitres initiateurs les détiennent dans leurs bibliothèques privées. Deux parmi eux sont les plus prisés dans la ville de Kinshasa : « le secret caché de la vie » et « le voyage astral » où l’on donne des indications métaphysiques pour l’élévation matérielle et spirituelle fulgurante sur base du respect de certains principes mystiques du monde invisible, extraterrestre.
L’initiation dure selon la capacité et la rapidité de l’intéressé à s’imprégner des connaissances proposées. Au bout de ce voyage d’apprentissage, les candidats sont gratifiés d’un précieux objet symbolique (bague, chainette, stylo magique, croix, statue, miroir, portemonnaie, peigne, chapelet, livre de chevet…).
Toutes les sectes mystiques ont trouvé leur berceau et leur jardin à l’université de Kinshasa : la Rose-Croix, la Franc-maçonnerie, Mahikarhi, Eckenkar, Message de Graal, Illuminatif… Les anciens étudiants initiés de l’Unikin trouvent facilement du travail dans les entreprises du pays où ils sont majoritairement cadres. On les retrouve aussi dans les ministères générateurs des recettes et dans plusieurs organismes internationaux. En ordre décroissant de record du nombre de maitres en occultisme à l’UNIKIN, l’on retrouve les facultés de Droit, de Polytechnique, d’Economie, de Médecine, des Sciences, des Relations Internationales…
Après l’université de Kinshasa, la deuxième position est occupée majestueusement par l’Université Pédagogique Nation (UPN) talonnée par l’Institut Supérieur de Techniques appliquées (ISTA), l’Institut Supérieur de Commerce (ISC) et l’Université Protestante au Congo (UPC).
Et partout où ils se retrouvent, ils se reconnaissent facilement entre eux grâce au signe invisible (des novices, des non-initiés) gravé sur leur front et au langage codé de la secte connu d’eux seuls. Ils se montrent activement solidaires et combattent avec acharnement tous ceux qui ne sont pas de leur obédience. La mode en vogue actuellement veut que quand on sollicite une embauche dans une boite bien rémunératrice, après la réussite à tous les tests proposés, la question capitale, déterminante pour la signature du contrat reste invariablement : de quelle loge êtes-vous ? La réponse positive ou négative scelle votre sort.

Après les universités, l’occultisme à la conquête des écoles !

Un enseignant de français d’une école secondaire de Kinshasa entre toujours dans la salle de classe par le dos tourné et en récitant quelques verbiages dans une langue non connue des élèves.
Ces deux faits et gestes ne suffisent pas dans ses pratiques mystiques et obscures, il exige aussi les élèves à le mimer moyennant une récompense de points.
Quelques élèves courageux lui ont même posé la question de savoir, pourquoi il entre toujours par le dos. Et sa réponse dévoile clairement son intention : “faites comme moi et vous deviendrez plus intelligent que moi !”
Alerté par son enfant, un parent a même dénoncé cet enseignant à la direction, curieusement la réaction inerte des autorités scolaires donnent de la chaire de poule. Il y a lieu de se demander si ces autorités scolaires ne parrainent pas eux-mêmes ces pratiques mystiques dans les écoles?
Le Diacre Pacifique Kanyiki appelle les jeunes à se désolidariser de l’occultisme.
Pacifique Kanyiki, Diacre de la Colombe Blanche Tabernacle, une église inter-dénominationnelle de Kinshasa qui croit le message du temps de la fin préché par le Prophète William Marrion Branham exhorte les élèves à se désolidariser de l’occultisme et appelle les parents à plus de responsabilité.
Pour Pacifique Kanyiki qui cite W.M. Branham, “l’on ne peut pas parler de la déliquence juvénile sans parler de la déliquence parentale !” Il revient aux parents de montrer aux enfants la voie à suivre.
Et d’ajouter : ” un adolescent inexpérimenté malgré sa curiosité ne comprend pas que ses moindres faits et gestes assortis des quelques mots ou de quelques phrases peut le projeter dans un firmament initiatique surtout avec cette montée exponentielle du numérique.
Chers élèves, attention, attention, ne vous laisser pas tomber dans le piège de l’occultisme.
Chers parents, veuiller parler fraternellement et amicalement à vos enfants sur le danger qui les guette à l’école. Le mieux à faire est de les montrer la voie du Seigneur Jésus-Christ, la source par excellence de la sagesse et de l’intelligence. Que Dieu vous bénisse”, a conclu le Diacre Pacifique Kanyiki.
Par Joseph Lounda
Le Télégramme du Congo (LTC)

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