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La Technologie nucléaire et le développement de la RDC : A la découverte du Commissariat Général à l’Energie Atomique d’aujourd’hui et de demain

Le Professeur Vincent Lukanda Mwamba croit en la volonté politique du Président Félix Tshisekedi pour réactiver le réacteur TRICO II du Centre Régional d’Etudes Nucléaires de Kinshasa au Commissariat Général à l’Energie Atomique.


Aujourd’hui on entend plus parler du nucléaire et de ses applications et potentiels apports dans le développement des autres nations, mais nombreux sont ceux qui ne connaissent même pas superficiellement de quoi il s’agit. Au fait, le mot « nucléaire » vient du latin « nucleus » qui veut tout simplement dire ‘noyau’. Ainsi, l’énergie nucléaire est une énergie que l’on tire de la fission du noyau d’un atome à la suite des diverses réactions nucléaires. En effet, dans un noyau atomique, lorsqu’il y a interactions avec des noyaux d’autres atomes,  une grande quantité d’énergie est libérée sous forme de chaleur et sous forme de rayonnements. Et ce rayonnement, qui est une forme de ce qu’on appelle « radioactivité », constitue un outil de recherche très utile dans plusieurs domaines de la recherche et développement. C’est cette même énergie issue des noyaux des atomes qui a pu être utilisée dans les applications militaires de triste mémoire.
A quoi sert réellement le nucléaire ?
Les apports de l’énergie nucléaire sont multiples dans nos sociétés modernes. Non seulement, le nucléaire constitue un instrument de puissance et de prestige au niveau mondial, mais la technologie nucléaire apporte des solutions aux problèmes humains dans plusieurs secteurs de vie d’une nation.
D’abord les utilisations militaires.
Les cinq nations puissantes qui dirigent le monde aujourd’hui l’ont été d’abord de par leur maîtrise de l’énergie nucléaire ou plus exactement du fait de la possession de la bombe atomique. C’est ainsi que les Etats-Unis d’Amérique, l’URSS aujourd’hui Fédération de la Russie, la Chine, la Grande Bretagne et la France sont tous d’abord des puissances nucléaires, siégeant au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, et ont même un droit de véto sur les affaires de la conduite du monde. Même si la course aux armements militaires atomiques est quelque peu mise en veilleuse depuis quelques années, il reste qu’elle peut se réanimer à tout moment et cela explique la vigilance soutenue observée auprès de petites puissances comme la République Islamique d’Iran ou encore la Corée du Nord, qui en disposent déjà ou s’aventurent à mettre en œuvre la fameuse bombe atomique. Nous avons tous vu avec quel acharnement les Nations-Unies, via leur agence spécialisée, Agence Internationale de l’Energie Atomique, AIEA en sigle, soutiennent des inspections et les démarches de vérification de Garanties dans tous les sites nucléaires de l’Iran à la recherche de moindres indices de tentative d’une activité nucléaire illicite d’après elles. Pour les mêmes raisons plus ou moins farfelues, d’autres Etats comme l’Irak ont pu payer au plus fort leur mésaventure dans ce cercle plutôt fermé des puissances détentrices des armes de destruction massive nucléaires, en cherchant à s’en procurer.
Le nucléaire civil, « atome pour la paix »
Mais les applications nucléaires ne se limitent pas qu’aux utilisations non civiles. Le nucléaire civil, proprement appelées « applications pacifiques », a connu le plus de domaines d’applications que le domaine nucléaire militaire. Et c’est là que les grandes nations ont réussi un tour magique. Elles ont, grâce à un arsenal juridique laborieux au niveau de l’ONU, imposé au reste du monde d’accepter les bénéfices d’un atome dit « atome pour la paix », la prospérité et la santé. C’est en 1953 que le Président américain de l’époque, Dwight David Eisenhower, 34è Président des Etats-Unis, par un discours très remarqué à l’ONU, invita le monde entier à mettre fin à la course vers l’acquisition de la bombe atomique, pour tirer de l’atome tous les autres bénéfices au profit des humains. Mais cela ne suffit pas à décourager les autres nations, d’emboiter le pas aux USA, en se lançant dans la course vers la mise sur point des armements atomiques comme ont pu le démontrer les essais nucléaires entrepris en secret jusque vers les années 1970. A cette époque, cela traduisait non seulement une simple avancée ou prouesse technologique, mais plutôt une suprématie capable de faire des Etats-Unis la super puissance, désormais, seule au contrôle du monde.
Bref, des années plus tard, les résultats furent lents à se dessiner, mais finirent par se confirmer au fur des années avec des recherches intenses menées à l’aide de la technologie nucléaire. Il y a lieu de s’étendre sur celles qui ont pu marquer notre histoire contemporaine. La recherche nucléaire s’est concentrée sur la mise sur point des réacteurs nucléaires comme outil de recherche pour continuer à sonder l’atome. Les américains d’abord, et ensuite les russes et les autres grandes nations, comme la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, etc. ont scruté avec succès l’intimité de l’atome jusqu’à assoir des industries importantes qui font aujourd’hui la grandeur, la fierté et les progrès de leurs nations. Vous n’avez qu’à observer le nombre de centrales nucléaires qui fournissent de l’énergie électrique à travers ces pays.

Ensuite, ce sont les applications médicales qui ont vraiment pris de l’ascendant notamment pour diagnostiquer les maladies et surtout traiter les tumeurs cancéreuses qui faisaient rage auprès des mineurs surtout dans les années passées.
Il s’en est suivi d’autres innovations dans le domaine de la santé comme la médecine nucléaire. Une technique qui permet d’utiliser des sources radioactives directement dans le corps du patient, soit pour diagnostiquer le mauvais fonctionnement des organes ou encore directement sonder son métabolisme pour détecter des disfonctionnements. En agriculture, le nucléaire a réussi à faire de la sécurité alimentaire son champ de bataille. Non seulement, le nucléaire a réussi à « créer » plusieurs variétés des semences et des plantes, mais également à améliorer leur résistance à des maladies ou encore à accroître la durée de conservation de récoltes et d’autres aliments, grâce aux irradiateurs industriels utilisant des sources radioactives à haute activité.
Qu’en est-il de l’Afrique et de la RDC ?
En Afrique, le nucléaire n’est pas né en Egypte ou en Afrique du Sud, mais plutôt au pays de Félix Tshisekedi. Déjà vers la fin des années 50, Mgr Luc Gillon, fondateur de l’Université Lovanium, actuelle Université de Kinshasa, rêvait de voir dans le Congo une future puissance nucléaire. Ce Physicien de renom avait compris très tôt que notre nation devait tirer grand profit de la présence de son uranium pour rêver grand et s’inscrire parmi les grandes puissances nucléaires dans le monde, surtout qu’elle ne devait pas rater le train du nucléaire. Profitant de l’uranium de Shinkolobwe (à Likasi dans le Haut-Katanga), très prisé par les américains, il réussit, grâce à sa perspicacité et grande intelligence, obtenir d’eux de doter la RDC du tout premier réacteur nucléaire en Afrique, se classant de la sorte parmi les rares nations du monde détentrices d’un réacteur nucléaire de recherche. Baptisé TRICO I, ce réacteur fut implanté en 1959 sur le site historique du Commissariat des Sciences Nucléaires, l’ancêtre de l’actuel Commissariat Général de l’Energie Atomique / Centre Régional d’Etudes Nucléaires de Kinshasa (CGEA/CREN-K) à l’Université de Kinshasa.

En 1972, un réacteur plus puissant, TRICO II, a été acquis par le gouvernement de la RDC et rendu opérationnel après inauguration par le Président Désiré Mobutu. Aujourd’hui, une dizaine de réacteurs de recherche sont implantés sur le sol africain, sans compter deux centrales nucléaires, totalement dévouées à la production de l’énergie électrique. D’autres pays sur le continent sont toujours en course pour construire soit des réacteurs de recherche soit des centrales nucléaires pour diversifier leurs sources d’énergie électrique. Une énergie nucléaire, qualifiée aujourd’hui de solution majeure contre le réchauffement climatique, donc contre le carbone.
Bref aperçu sur le CGEA/CREN-K.
Les activités nucléaires dans notre pays sont centralisées au Commissariat Général à l’Energie Atomique, précisément au sein de son Centre nucléaire de recherche (CREN-K). Depuis plus de 60 ans, l’essentiel de la recherche nucléaire du pays se fait autour des réacteurs TRICO I et TRICO II avec des résultats très encourageants. Longtemps dirigé par le célèbre savant congolais, le Professeur Félix Malu wa Kalenga, progressivement le nucléaire de la RDC a pu faire place à la passation des mains. Après le Professeur Fortunat Badimbayi-Matu, Vincent  Lukanda Mwamba a succédé au Professeur Félix Malu wa Kalenga au poste de Commissaire Général à l’Energie Atomique, après une quarantaine d’années de règne de ce dernier. Certainement, le Président Joseph Désiré MOBUTU avait mieux compris que quiconque la nécessité de garantir une certaine stabilité à certains dirigeants en poste.

C’est surtout le caractère stratégique et sécuritaire du nucléaire qui doit avoir milité pour une telle longévité. Mais passons pour revenir au présent.
Pour quiconque a déjà visité les installations nucléaires du CGEA tomberait d’accord avec nous sur un point : le sérieux qu’inspire le lieu. Cela traduit la vision de l’actuel dirigeant. Le Professeur Lukanda a depuis quelques années insufflé un vent nouveau et a donné un nouvel élan à cette institution nucléaire du pays. Les premiers résultats n’ont pas mis du temps à se concrétiser. La RDC a vite été acceptée au concert des nations nucléaires respectueuses des normes internationales dans ce domaine si pointu si stratégique et si sécuritaire, notamment auprès de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, connue mondialement comme le gendarme du nucléaire.
Né à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, le Professeur Lukanda obtint sa Licence en Sciences Physiques à l’Université de Kinshasa avant d’être engagé en 1984 au CGEA au Département de Physique où il gravit normalement les échelons jusqu’au grade d’Attaché de Recherche. Bien remarqué par ses Encadreurs scientifiques, il obtint vite une bourse d’études pour poursuivre ses études postuniversitaires en Belgique où, en 1990, il décrocha son diplôme de Master en Sciences naturelles appliquées à l’Université Libre de Bruxelles, exactement en Hydrologie Isotopique, puis son doctorat à Louvain la Neuve dans le même domaine. Comme la plupart de bons Scientifiques, il se caractérise par une patience très remarquable et un sens d’observation très poussé.
Conscient de ce que ses connaissances pouvaient apporter au développement et à l’essor de son pays, il regagne son pays après avoir presté comme stagiaire pendant quelques mois à l’Université Catholique de Louvain et ensuite comme intérimaire chez CISCO System Belgique. Dès son retour au pays, Mr Lukanda Mwamba fut recruté au Département de Physique à la Faculté de Sciences, à l’Université de Kinshasa en qualité de Professeur Associé. Remplissant régulièrement les critères académiques et scientifiques, il est passéProfesseur Ordinaire en 2018 et Directeur de Recherche au CGEA/CREN-K. Professeur Lukanda a également assuré d’autres charges au niveau national, notamment en qualité de Chef de Projets. Parmi les plus éloquents figurent les études de l’envasement du canal d’amenée du barrage d’Inga et Expert au Comité National de l’Eau et Assainissement (CNAEA). Professeur visiteur dans de quelques universités congolaises, Vincent  Lukanda a fait une trajectoire scientifique admirable. Il a également sur son compte des Docteurs en Sciences pour qui il a été Promoteur de thèses. Il est auteur et/ou co-auteur d’une trentaine de publications scientifiques dans les domaines de sciences physiques, nucléaires mais également dans l’utilisation des techniques nucléaires en hydrologie.Sur le plan scientifique justement, il a été tour à tour, Chef de département de Physique des sols et Hydrologie et Coordonnateur national du projet de formation appliquée de l’Initiative du Bassin du Nil, Directeur Scientifique du Centre de Recherche Géophysique(CRG), Vice-Président du Centre National de Protection Contre les Rayonnements Ionisants (CNPRI). Poursuivant sur la même lancée que ses prédécesseurs, le Professeur Vincent Lukanda a assumé les charges d’Agent National de Liaison pour la coopération technique du pays avec la prestigieuse Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).Le Professeur Vincent Lukanda s’exprime couramment en français, anglais et parle couramment le swahili et les autres langues nationales.
Apports du CREN-K dans le développement socio-économique de la Rd Congo
Le CREN-K met et continue à mettre en œuvre l’apport déterminant de l’énergie nucléaire dans les domaines de la santé humaine, de l’agriculture, de l’eau, de l’industrie, des infrastructures, de l’énergie…  pour aider le pays dans la course vers la modernité.
Structurant l’essentiel de ses recherches autour de l’apport de la technologie nucléaire, les domaines de recherche au CREN-K comprennent les secteurs aussi variés que divers, mais tous avec comme centre d’intérêt, le bien-être des congolais.
En agriculture, grâce aux techniques nucléaires, le Centre Nucléaire de Kinshasa a pu mettre à la disposition des agriculteurs congolais des semences améliorées de très bonne qualité, appelées dans le jargon scientifique « des mutants », lesquelles ont réussi à assurer la sécurité alimentaire sous d’autres cieux. C’est ainsi que le CREN-K a permis au pays de mettre au point de nouvelles variétés de maïs, de manioc et de riz.  D’autre part, des nouvelles semences développées à partir de plusieurs souches donnent lieu à des semences plus résistantes aux maladies, aux insectes ravageurs ou destructeurs et aux intempéries. Et cela a permis aux producteurs agricoles de booster leur rendement agricole. Toujours dans ce domaine des aliments ont pu être stérilisés et leur durée de vie prolonger grâce à l’irradiateur pilote du département de Biochimie et de la Technologie des Aliments du CREN-K. Des projets de recherche sont aujourd’hui en cours pour doter le pays d’un Irradiateur des aliments plus puissant permettant aux Chercheurs Agronomes d’étendre leurs aventures aux différents types de d’aliments dont les poissons boucanés dont la durée de péremption réduit drastiquement leur chance de conservation et par surcroit leur délai de vente. A entendre les Chercheurs interrogés, leurs pronostics vont du reste plus loin en visant également la conservation des plantes et des semences généralement utilisées dans l’agriculture nationale. 
Un deuxième domaine tirant largement profit de la technologie nucléaire est la médecine. Avec des matières nucléaires d’usage commun, des maladies jadis compliquées telles que les tumeurs cancéreuses sont maintenant diagnostiquées avec précision et traitées efficacement grâce à la technique utilisant la scintigraphie et la gamma caméra,disponiblesau Centre Nucléaire de Kinshasa (CREN-K). D’autres équipements sophistiqués comme la Tomographie par Emission de Positrons (TEP) ou encore un autre  hybride associant la TEP et le Scanner, appelé PET/Scan, des projets sont encore au CGEA pour doter la RDC d’un arsenal médical complet pour améliorer les soins de santé au niveau national. Ces techniques, basées sur l’utilisation des sources radioactives ont un avantage net sur les autres techniques, notamment parla réduction sensible de la mortalité parmi les personnes les plus vulnérables.
Grâce à la bonne vision managériale du Professeur Vincent Lukanda, le CREN-K a mis en place une unité de médecine nucléaire opérant actuellement aux Cliniques Universitaires de Kinshasa où toutes ces techniques nucléaires sont aujourd’hui utilisées. Dans le même domaine médical, il y a lieu de signaler un projet majeur visant à doter le pays de son premier Centre Public de Radiothérapie. Piloté par des Chercheurs chevronnés, cette idée, vieille de plusieurs années, permettra d’ici quelques années de soigner les malades atteints de cancers sur place et à des coûts défiant toute concurrence. Ce projet qui est mis en œuvre par le CGEA en coopération avec l’Agence Internationale de l’Energie, est défini comme une infrastructure majeure devant couvrir les soins médicaux, la recherche médicale, l’enseignement et la formation dans les disciplines liées au traitement de cancers. Elle traduira la vision des actuels dirigeants de cette institution sur des domaines qui touchent à cœur les autorités du pays.On y revient vers la fin de cet article.
Dans le domaine industriel, pour sonder des objets métalliquesou détecter des fuites dans des tuyauteries sans les détruire, le nucléaire a mis au point des techniques originelles réunies dans ce qu’on appelle ici Essais non destructifs ou « Non Destructive Testing » (NDT), en anglais.

Ces techniques qui permettent de sonder ou de visualiser l’intérieur des objets sans les détruire n’existent qu’au CREN-K qui dispose seul de l’expertise avérée dans le pays.C’est justement grâce à elles que les Chercheurs ont pu aider la Société Nationale de l’Electricité à comprendre l’origine de baisse de performances de ses barrages hydrauliques à Inga. D’autres compagnies nationales comme SEP-CONGO, SCTP (Ex-ONATRA) et j’en passe, ont pu bénéficier des atouts inégalables des outils de recherche nucléaire dont dispose le CREN-K. Outillé en la matière, le CREN-K forme des techniciens et experts NDT dans le pays.
Le secteur minier n’est pas en reste. Ici comme dans les industries en général, grâce aux techniques NDT et aux jauges nucléoniques, le CREN-K intervient dans le contrôle des pipelines, et le contrôle des soudures et des structures métalliques et en béton. Les matériaux de différents types peuvent facilement être caractérisés à l’aide des techniques d’essais non destructifs qui contribuent positivement dans les domaines de l’industrie du bâtiment, des constructions mécaniques et routières. Tout cela est facilité par le fait que le CGEA/CREN-K dispose non seulement d’outils perfectionnés à même de détecter les fuites, les corrosions, le dosage d’humidité dans les grands ouvrages (ponts et chaussées).
A Kilo-Moto, pour résoudre la problématique de la baisse de la productivité de l’Or, les chercheurs du CREN-K réussit à irradier dans le réacteur TRICO II l’Or produit par les usines de cette société et améliorer ainsi le processus de production de l’Orobtenu par des méthodes conventionnelles. De même à la Gécamines, le CREN-K a, grâce à son réacteur de recherche, aidé le gouvernement du Zaïre à l’époque, à mettre fin à l’exportation des déchets des usines de la Gécamines vers la Belgique. En effet, par des techniques nucléaires, il a été possible de constater que les soi-disant déchets contenaient d’autres minerais valorisables qui ne méritaient pas d’être justement appelés « déchets ».
Dans le secteur énergétique, s’agissant surtout du gigantesque barrage d’Inga, sa durée de vie et sa fiabilité ont pu être prolongées grâce aux tests de fuite de niveau d’eau et de sédimentation du canal d’amenée. Ici le CREN-K utilise la technique des traceurs nucléaires.
Le secteur de l’approvisionnement en eau n’a pas été laissé derrière. Avec ce centre de recherche, des études de caractérisation des nappes d’eau souterraine ont été rendues possibles grâce aux équipements disponibles au sein du Laboratoire d’Hydrologie du CREN-K. A la grande satisfaction de la population du Mont-Amba qui peut disposer ainsi des sources fiables d’approvisionnement en eau potable.
Pour être tout à fait complet, deux autres domaines d’activité sont aussi en vigueur au CGEA. Il s’agit de la législation nucléaire et de la formation. Le CGEA dispose de Centres de formation selon les diverses spécialités de l’expertise disponible. Plusieurs formations sont dispensées à l’attention des universités, des hôpitaux et des industries opérant en RDC. Les domaines les plus couverts sont l’industrie minière, la cimenterie, le transport et le secteur de santé. Grâce à un partenariat efficace avec l’AIEA, le CGEA dispose aujourd’hui d’une expertise excellente pour concevoir, organiser et dispenser des formations portant sur les techniques nucléaires y compris la prévention, la détection et la gestion des risques professionnels dans ce secteur. Plusieurs cours de formation sont dispensésdans les domaines de NDT, de Radioprotection, de Sûreté et de sécurité nucléaire.
Le CGEA dispose d’une expertise avérée d’une longue expérience dans l’utilisation des techniques nucléaires conjuguées avec une connaissance parfaite de la législation nucléaire nationale et internationale ainsi que l’application des normes internationales relatives à l’utilisation de l’énergie nucléaire.
Perspectives et visions d’avenir 
« Je crois fermement en la volonté politique du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Et je suis tout à fait convaincu de son dynamisme et de sa vision pour moderniser le pays. Je demande aux autorités de nous soutenir, de nous financer pour que nous puissions réactiver notre réacteur qui pourra permettre le Congo de reprendre son leadership dans le domaine nucléaire », a martelé le Professeur Vincent Lukanda Mwamba, Directeur du CREN-K. 
Le leadership des dirigeants actuels du CGEA vise des objectifs toujours plus hauts ; Excellence et Modernisation sont ici les mots les plus entendus. Des projets pour booster les techniques nucléaires dans le pays sont énormes au CGEA. Mais parlons, pour terminer de deux chantiers.
Ainsi donc, à côté du réacteur de recherche TRICO II dont ma modernisation est en cours, un autre chantier a vu le jour au CGEA pour s’attaquer au secteur de la santé. Ici l’apport du nucléaire se concrétise avec un projet porteur et intégrateur. Il s’agit d’innover dans le domaine des soins de santé en RDC avec la construction d’un Centre Multi-diagnostic et de Radiothérapie. A en croire les maquettes que nous avons vues, ce centre sera construit en face des Cliniques Universitaires de Kinshasa et sera une grande première qui va aider le pays à s’attaquer au fléau des maladies cancéreuses. Les concepteurs du projet ont tout à fait tout prévu. Le projet moderne de soins de santé offrira, en plus des soins apportés aux  malades de cancers, la recherche, l’enseignement et la formation des médecins Oncologues et Radiologues ainsi que des techniciens sur les cancers. La Clinique sera ainsi une pépinière pour commencer à former les Spécialistes du Cancer et de l’Imagerie médicale dans le pays. En effet, il faudrait préparer nos élites à s’intéresser à ce secteur, pour lequel le nombre de spécialistes est à compter au bout des doigts.
En faisant ainsi, à l’instar du Professeur Félix Maluwa Kalenga, la vision ici est aussi de laisser un nom, de marquer son passage à la tête de cette prestigieuse institution de recherche, unique au pays.En effet, le nom de Félix Maluwa Kalenga est toujours associé au nucléaire congolais, notamment avec l’acquisition, la construction et le fonctionnement des 2 réacteurs de recherche TRICO I et TRICO II, celui de Vincent Lukanda Mwamba sera associé au Centre de Radiothérapie, une première structure médicale du genre en RDC.
De même que le nom de Mobutu Sese Seko est resté attaché à ce centre historique, celui du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo sera-t-il également évoqué, chaque fois que l’on parlera du tout premier Centre de Radiothérapie Public dans ce pays. Une belle occasion à saisir donc pour le pouvoir en place, pour laisser des traces indélébiles dans l’histoire du nucléaire en RD Congo.
Par Joseph Lounda avec le concours du CGEA/CREN-K
Le Télégramme du Congo (LTC)

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