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Samedi 05 juin au stade de Radès de Tunis, les Léopards de la RDC se sont inclinés, en amical, face aux Aigles du Carthage de la Tunisie sur la plus petite de marque : 0-1. Première sortie officielle d’Hector Cuper, le tout nouveau sélectionneur de la RDC, cette rencontre face aux Tunisiens qui fait partie du stage de préparation des fauves congolais des éliminatoires de Qatar 2022, a permis aux analystes de faire quelques observations importantes.

Amélioration du jeu

Malgré cette défaite face aux coéquipiers de Wahbi Khazri, les Léopards de la RDC ont montré un autre visage. Loin d’être ridicule, les poulains d’Hector Cuper ont pu maitriser le jeu et pour une fois pendant plusieurs années, les Congolais ont assisté à une copie plaisante livrée par leur équipe nationale. Respect des consignes, emplacement tactique, enchainement des passes réussies, cohésion dans chaque compartiment, bref, plusieurs avancées observées dans un seul match qui poussent plus d’un analyste du sport-roi à reconnaitre la touche personnelle du nouvel entraineur des Léopards. Des voix s’accordent sur le fait que la physionomie des Léopards séniors est en passe d’être modifiée et cela inaugure des lendemains meilleurs.
Cependant, il faut rester prudent car, il y a une différence entre une rencontre amicale sans enjeu et un match officiel avec enjeu. Il faudra donc suivre le travail de l’Argentin chez les Léopards avec assiduité enfin de le juger convenablement.

Maintien de l’ancien système

D’aucuns s’interrogent encore aujourd’hui sur les critères avec lesquels les sélectionneurs congolais procèdent afin d’appeler les joueurs à l’équipe nationale. Depuis l’arrivée de Cuper et la convocation des joueurs par son deuxième assistant Daula Lupembe, plusieurs Congolais ont levé la voix pour exiger la rupture immédiate avec l’ancien système. En effet, on réclame à cor et à cri qu’on laisse le sélectionneur faire librement sa liste sans que qui que ce soit ne puisse intervenir dans son rôle. Les recommandations et autres impositions doivent cesser car au finish, c’est l’Etat congolais qui paie le sélectionneur et non une tierce personne.

La qualité des joueurs, moyenne !

Une nécessite s’impose aujourd’hui devant Hector Cuper : convoquer des joueurs selon sa propre philosophie. Le match face à la Tunisie a su démontrer que plusieurs Léopards ne devraient plus faire partie, malheureusement, de la sélection. C’est qui est primordial actuellement pour le pays de Ndaye, c’est l’injection dans l’effectif des Léopards du sang neuf. Des jeunes pions qui viendront se greffer à l’ossature tout en bénéficiant d’une large manœuvre d’évolution. Pour ce, il faudra ratisser large à l’international pour convaincre les binationaux mais aussi recruter localement des joueurs avec la méritocratie comme seul critère.
L’accent est encore mis sur la liberté dans le choix du coach car c’est à lui de trouver des athlètes capables d’évoluer dans son système de jeu ou mieux, de s’adapter rapidement à ce dernier. Christian N’sengi Biembe Sese Seko disait à son époque, mieux vaut un bon onze que onze bons joueurs.

Un autre contrat pour Cuper

En faisant signer à Hector Cuper un contrat d’objectif, plusieurs chevaliers de la plume ont décrié la façon de procéder de la Fédération congolaise de Football Association (Fecofa). Estimant que le problème était ailleurs, ces spécialistes croient qu’il est encore temps de faire passer le contrat d’Hector Cuper de celui d’objectif à un engagement sur base d’un projet.
En effet, cela fait des décennies que de voix se lèvent pour dénoncer le manque d’organisation observée tout autour des équipes nationales de la RDC. Avec le peu de temps à disposition des sélectionneurs et le manque criant d’accompagnement dont ils ont besoin, les techniciens qui travaillent avec la Fecofa sur contrat d’objectif ont plus de 70% de chance d’échouer et donc de se faire limoger.
C’est qu’il faut pour la sélection de la RDC actuellement, c’est un projet en moyen terme pour les équipes A et A’ et un autre à long terme pour les équipes d’âges.
A l’unanimité, toutes les voix s’accordent à dire qu’il faut d’abord bâtir une nouvelle équipe, lui octroyer une identité propre et baliser le chemin à la relève afin que l’on ne soit plus obligé à repartir tout le temps à zéro comme c’est le cas aujourd’hui. C’est après cela qu’on pourra se faire fixer des objectifs car là, on aura les moyens requis pour les atteindre.

Par Armando Mananasi
Le Télégramme du Congo

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