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Il est devenu de plus en plus difficile d’évoluer dans le secteur de la créativité en RDC. En effet, en absence totale des mesures de protection de marques déposées, la contrefaçon et la piraterie ont trouvé un champ libre dans le pays d’Etienne Tshisekedi. Plusieurs marques ont décidé de ne plus fournir le marché congolais car aucune protection ne leur est offerte par les services étatiques et compétents.
Ces marques qui paient impôts et autres taxes de l’Etat n’arrivent point à rentabiliser leur investissement car la contrefaçon ainsi que la piraterie engrangent une bonne partie de leur bénéfice si ce n’est pas la totalité. 
« En vue de protéger notre marque, nous avons jugé bon d’arrêter la production », ainsi répondait Reagan Ekanda, l’un des jeunes congolais créateurs en vogue en RDC. En effet, à peine qu’ensemble avec ses partenaires, qu’ils avaient décidé de lancer la marque « Yuma », celle-ci a commencé d’ores et déjà à être contrefaite.
« C’est comme ça que les Léopards aujourd’hui manquent des moyens car tout le monde peut produire les maillots de l’équipe nationale et tout le monde peut les vendre quand et comment il le sent sans qu’aucun service ne puisse l’inquiéter », a regretté amèrement Reagan Ekanda. 
Ce jeune  créateur est allé plus loin en démontrant, noir sur blanc avec chiffre à l’appui, le manque à gagner enregistré par ce secteur à cause du manque d’une autorité de régulation.

L’Etat congolais, garant du bien-être de tout
Aujourd’hui plusieurs voix se lèvent pour fustiger le manque de contrôle de services de l’Etat congolais et à l’unanimité, pour condamner la lassitude de ceux qui doivent assurer la protection des citoyens ainsi que de leurs biens.
Tout en interpellant l’Etat à prendre ses responsabilités, ce jeune entrepreneur invite les services à la vigilance ainsi que la créativité congolaise, qui est aussi l’une des richesses du pays, puisse enfin bénéficier aux nationaux et non aux expatriés comme c’est le cas actuellement.
« Si aujourd’hui Yuma bénéficie de la protection qu’il mérite, je crois que cette marque va s’imposer dans le secteur. Nous avons les moyens de notre politique et tout ce que nous demandons, c’est une protection ainsi qu’un assainissement du milieu“, a conclu Reagan Ekanda.
Par Armando Mananasi
Le Télégramme du Congo (LTC)

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