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* Encore un gouvernement élephantesque et budgetivore !
* Franck Diongo, André Mbata, Pascal Mukuna, beaucoup de bruits pour rien !
* Ngoyi Kasanji, Steve Mbikayi, Lambert Mende, le vrai-faux calcul politique !
La politique n’est pas un jeu d’enfant dit-on. Et la promesse politique n’est pas la parole d’évangile dont on y croit sans réfléchir. L’homme politique est avide, juste pour faire rêver la masse, il est capable de promettre un billet pour le paradis. Ses paroles sont flatteuses, sa bouche dit une chose et son coeur dit le contraire.
Pour lui, les militants ou les journalistes sont juste des échelles qui l’aident à accéder à un poste. Une fois au trône, ces derniers sont jetés dans les oubliettes. « Vous d’abord, devient ma famille d’abord ».
Les loups ne se mangent pas entre eux, mais cette règle semble ne pas être respectée en politique car dans cette sphère, il y a politicien et politicien. On ne peut pas comprendre comment des grands politiciens peuvent être roulés et mordre la poussière pour un soit disant promesse à un poste ministériel ?
Il n’est pas étonnant que l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade ait déclaré qu’au Zaïre (Congo) il n’y a pas de culture politique et des hommes d’Etat.

L’appel du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi à l’Union Sacrée !

La coalition FCC-CACH conduisait le pays dans le gouffre et il était impérieux que le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi mette fin à ce mariage de façade. 
Mais on dirait que l’appel pathétique du Chef de l’Etat à l’Union Sacrée pour sauver la nation en danger n’a pas été bien compris par ces adhérants. D’autres sont venus par peur de la dissolution du parlement, d’autres pour espérer à un poste au bureau de l’Assemblee nationale ou du Sénat et d’autres encore dans le gouvernement ou dans les entreprises publiques.
Sans se demander combien y a-t-il des postes à pourvoir par rapport au nombre d’adhérants?
Comment expliquer dans un pays où l’urgence est urgente, qu’on passe quatre mois sans gouvernement parce que tout le monde veut être nommé ministre?
Quand on place ses intérêts égoïstes avant le bien-être de la population, comment peut-on prétendre rejoindre l’Union Sacrée pour soutenir le Président Félix Tshisekedi ?

Samy Badibanga roulé dans la farine ?

En politique, il n’y a pas de frère, il n’y a pas d’ami. Et le conflit est permanent. Selon une source concordante proche de l’UDPS, il a été promu au Sénateur Samy Badibanga sa démission de poste de Premier Vice-Président du Sénat en échange de la Vice-Primature de l’Intérieur et Sécurité. Hélas ! Le gouvernement Sama Lukonde est publié mais le nom de Samy Badibanga n’y figure pas.
Qui vous a dit que le péché de Samy Badibanga a été pardonné à l’UDPS ? Nous demande un cacique de ce parti dont nous avons requis l’anonymat.
Pour rappel, le conflit entre Samy Badibanga et ses frères de l’UDPS remonte en 2017 quand ce dernier a été nommé contre toute attente Premier Ministre par Joseph Kabila après le dialogue de la cité de l’UA sous la médiation de l’ancien Premier Ministre togolais Edem Kodjo.
Un poste qui revenait de plein droit à Etienne Tshisekedi ou à son fils Félix Tshisekedi.
Lors de la présidentielle de 2018, alors que Vital Kamerhe avait desisté au profit de Félix Tshisekedi, Samy Badibanga a préféré créer son propre parti politique (Les Progressistes) et aller en duel jusqu’au bout. Il a  même glané quelques voix au grand Kasaï, le fief naturel de Tshisekedi.
A l’issue des élections sénatoriales, l’UDPS qui n’a pas de sénateur n’a pas de choix et fait appel à son fils égaré pour occuper son poste de Premier Vice-Président du Sénat après arrangement avec son allié le FCC de Kabila. C’est sous la bénédiction de l’UDPS que Samy Badibanga est porté par le FCC au premier vice-présidence du Sénat au détriment de son candidat Evariste Boshab.
A ce jour, pour assouvir aux appétits gloutons de nouveaux adhérants à l’Union Sacrée, Samy Badibanga aurait été sacrifié par l’UDPS pour ne pas laisser la chance à une nouvelle crise au Sénat après la victoire écrasante de l’Union Sacrée sur le bureau Thambwe Mwamba.
Selon cette même source, pour le calmer, il serait promu Gouverneur du Kasaï Oriental en remplacement du destitué Jean Maweja. L’on se demande comment cela serait-il possible alors que dans ce pays les gouverneurs déchus ne veulent plus démissionner?

Franck Diongo, André Mbata, Pascal Mukuna, beaucoup de bruits pour rien !

En politique, on ne fait rien pour rien. Ça ne se passait pas un jour sans que Franck Diongo, André Mbata ou Pascal Mukuna passent à la radio ou à la télévision.Tantôt pour appuyer la condamnation de Vital Kamerhe, tantôt pour reclamer la fin de la coalition FCC-CACH ou encore pour soutenir l’Union Sacrée. Qui aurait cru qu’après la publication du gouvernement Sama les noms de ces trois gaillards ne seraient pas sur la liste? Hélas, beaucoup de bruits pour rien, le temps de djalelo est bien révolu.
Ngoyi Kasanji, Steve Mbikayi, Lambert Mende, le vrai-faux calcul politique.
Quand les kabilistes pur sang comme Ngoyi Kasanji, Steve Mbikayi ou Lambert Mende quittent leur maître à penser pour rejoindre le Président Félix Tshisekedi dans l’Union Sacrée ça laisse à désirer. Est-ce pour soutenir ou pour mettre le ver dans le fruit? S’interroge l’analyste averti.
Etant exclus de la mangeoire Sama, rentreraient-ils au FCC comme les autres? Ou ils soutiendront Tshisekedi jusqu’au bout? C’est à l’avenir et à eux de nous répondre. Sinon c’est le vrai-faux calcul politique. 

Encore un gouvernement élephantesque et budgetivore !

Vu la situation chaotique que traverse le pays, un gouvernement éléphantesque et budgetivore de 57 warriors n’était pas envisageable. L’on s’attendait à un gouvernement de 25 à 30 membres pour réduire drastiquement le train de vie des institutions pour répondre aux attentes de la population.
L’expérience macabre de 2020 ou tout le budget (3,5 milliards de dollards) était dilapidé uniquement pour la remunération et le fonctionnement des institutions est encore frais en mémoire. N’eut été l’intervention du FMI et de la banque du trésor nous sérions arrivés à la cessation de paiement. Qu’à cela ne tienne, le vin est déjà tiré il faut le boire.
Le gouvernement Sama doit vite être investi et commencer le travail car le temps est imparti et il n’a pas droit à l’erreur. Ses actions détermineront sur la réelection ou pas de Félix Tshisekedi en 2023.
Alors que tous les indicateurs sont au rouge, deux volets sont prioritaires : le social et la sécurité.
Une année seulement nous sépare de 2023, si le Premier Ministre Sama Lukonde veut voir le peuple renouveler sa confiance à son boss, il doit s’investir activement pour améliorer la situation sociale de la population et mettre définitivement fin à l’insécurité grandissante à l’Est du pays. Sinon, c’est le bic rouge du peuple.

Par Joseph Lounda
Le Télégramme du Congo (LTC)

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