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Profitant de la situation que traverse l’une des rivières de la RDC, Gustave Kaniki Mwana Mutshi, ingénieur-technicien en Électro mécanique et en Génie hydrologique a, dans une tribune, parlé de la problématique de la gestion des ressources en eau dans le pays de Lumumba.
Après des sérieuses études menées dans ce domaine, cet expert constate que, potentiellement riche en ressources en eau, la RDC, cependant, ne dispose que d’informations superficielles sur la totalité de son réseau hydrographique.
Pour Gustave Kaniki, tout ce qu’on a comme données pour ce réseau ne se limiterait que pour la catégorie 1. (Le fleuve congo,  la rivière Kasaï, etc.).

Doutant sérieusement de la fiabilité ainsi que de la richesse des renseignements pour la deuxième catégorie, cet hydrologue rappelle que le réseau hydrographique de la RDC peut aller jusqu’à la quatrième catégorie avec des rivières comme Tshikapa, actuellement polluée par des déchets toxiques.
Ce qui s’observe actuellement tout autour de cette problématique et le manque criant des données mises à jour en possession du décideur congolais seraient, en grande partie, la cause de l’absence des mesures et gestes fortes concernant la gestion de cette catastrophe.
Gustave Kaniki révèle que les conséquences de cette pollution vont au delà du visuel (changement de la couleur de l’eau, mort des poissons, etc.). Seules des études approfondies menées par des experts en la matière pourront déterminer l’impact ainsi que l’étendue des dégâts causés par cette pollution d’origine étrangère. Et c’est seulement ainsi que de vraies solutions aux problèmes connus pourront être trouvées et nullement autrement.

Une cartographie digne de la RDC

Afin de pallier à plusieurs lacunes observées dans son domaine, Gustave Kaniki recommande à l’Etat congolais la mise en place d’un centre de recherche et d’études en ressources d’eau afin de doter le pays d’une cartographie complète. Celle-ci doit contenir le maximum des données mises à jour et doit faire objet d’un suivi méticuleux comme c’est le cas sous d’autres cieux.
L’ingénieur Gustave Kaniki souhaite vivement que le pays de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo mette en place des mécanismes pour la gestion responsable de ses ressources en eau. 
Une cartographie suffisamment fournies en données hydrologiques (bathymétriques, courant ométriques et sedimentologiques) de cours d’eau de la RDC sera d’une importance capitale écologique avec des ramifications commerciale, stratégique et même sécuritaire !
Rien qu’à cause de sa potentialité en eau douce, la RDC peut jouer un grand rôle en Afrique au moment où une crise d’eau suivi des conflits ouverts voir armés sont annoncés pour les générations à venir.
À cause de son “or bleu” la RDC pourrait se retrouvait en conflit ouvert avec certains pays sur le bloc continental. Ce qui se passe entre l’Éthiopie et l’Égypte concernant la gestion du Nil (Le président de la République ayant été médiateur de ce conflit) devrait pousser Kinshasa à prendre le devant et anticiper certains conflits. Tshikapa qui serait polluée depuis sa source, en Angola, fait déjà partie de premiers signaux d’alerte.

Études et projets

Cela fait des années que beaucoup d’efforts sont consacrés sur des minerais de la RDC. Rares sont les projets consacrés aux cours d’eau dont le réseau couvre pourtant le 2/3 de l’étendue du pays.
A en croire Gustave Kaniki, des efforts sont pourtant constatés concernant l’étude du réseau hydrographique congolais mais malheureusement, le pays ne possède point d’informations et résultats de ces études faites par des chercheurs nationaux et expatriés dans ce domaine.
Pour cela, cet expert insiste sur la mise en place d’un mécanisme de collecte des données scientifiques et la promotion des recherches sur le réseau hydrographique de la RDC.
A la foulée, l’ingénieur Gustave Kaniki a lancé un regard critique sur la gestion des ressources en eau au Congo-Kinshasa. Il regrette, entre autre, que la problématique de la déviation des cours d’eau de la RDC pour alimenter le lac Tchad ne soit pas traitée avec autant de sérieux qu’il le fallait.
En cas de catastrophe majeure dans cette sous-région (famine, crise sanitaire, etc.), la RDC risquerait, un jour, d’être surprise par une décision de la communauté internationale ou pire par une guerre pour le contrôle de ses ressources en eau.
Dans sa Tribune, l’expert Gustave Kaniki espère que la RDC n’attend pas connaître des problèmes de gestion de ses ressources en eau avant de prendre des mesures qui s’imposent car, gouverner c’est aussi prévoir dit-on.
Un ministère des eaux, à l’instar de celui des mines, serait l’idéal pour la gestion responsable de cette richesse. En tout cas, c’est déjà le cas ailleurs sous d’autres cieux.

Par Armando Mananasi
Le Télégramme du Congo

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