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RFI s’est fendue d’une excuse via un de ses correspondants à Kinshasa. La radio publique française a cité dans l’une de ses éditions d’information, l’ancien ministre de Droits humains dans un supposé dossier de détournement de 21.000 dollars lié à l’indemnisation des victimes de la guerre de six jours ( 5 juin 2000 – 10 juin 2000 ) entre les armées rwandaise et ougandaise.

Dans le reportage, le journaliste affirme même que André Lite a dit avoir la conscience tranquille et prêt à affronter l’IGF, ajoutant que « les fonds décaissés ont servi à ce à quoi ils ont été déstinés », alors qu’il n’avait jamais parlé avec lui. De manière claire, il pointe l’ancien gouverneur de la Tshopo, Wale Lufungula, comme le principal accusé dans ce dossier, selon lui, enquêté déjà par l’Inspection Générale de Finances et transmis à la Cour de Cassation. Par la suite, il parle de Lite comme son complice. Pourtant, c’est faux. Le nom de Lite n’a jamais été cité dans ce dossier, ni de près, ni de loin.

Aussitôt alerté, l’ex-ministre des Droits humains joint le Reporter de RFI et lui pose la question sur ses allégations infondées. L’homme n’a pas tardé à reconnaitre sa bourde. Pire, il n’a même pas interrogé la personne faussement mise en cause pour avoir sa version des faits. A la radio, il a dit autre chose mais en privé, il s’excuse. Faute professionnelle ou piteux relais des forces qui en veulent à Lite.

L’échange téléphonique entre l’ancien ministre des Droits humains et le journaliste de RFI a permis à l’élu de Wamba de conclure à une machination. Lui-même le journaliste a semblé cracher le morceau. Depuis qu’il a quitté le gouvernement, jamais alors jamais, André Lite n’a été ni indexé dans une quelconque affaire de détournement, moins encore interpellé par l’Inspection Générale de Finances.

A la remise et reprise avec son successeur André Puela, tous les dossiers ont été « clean Preuve de sa probité morale, André Lite a même renoncé à son mandat parlementaire parce qu’élu sur la liste de son ancien parti politique CCU de Lambert. Aujourd’hui, Lite et son ancien mentor ne partagent plus les mêmes convictions politiques. D’où vient alors cette infox ?, tempête un de ses proches.

Renvoyé dans les cordes, le journaliste de RFI a tenté de se dérober avant d’accepter les faits. « Je m’excuse mais j’ai tenté de vous appeler sans succès », dit-il au passage. Faux, rétorque Lite, journal d’appel à l’appui. Le journaliste ne m’avait jamais appelé pour avoir ma version des faits, hurle-t-il. Autre chose à se demander, pourqoui avoir menti dans le reportage que Lite s’est dit serein et prêt à affronter l’IGF. Difficile à croire à cette thèse. Les radios que les Congolais prennent pour des exemples sont-elles instrumentalisées pour salir certains bannis des officines politiques ? Leurs journalistes sacrifient-ils l’éthique et la déontologie à la recherche du lucre ? Certains esprits avisés sont tentés de dire oui, parce que le plus souvent, ils noircissent les gens opposés à leurs intérêts mesquins. Si tel n’est pas le cas, ils se font carrément manipuler. De son côté, Lite veut voir clair dans ce dossier. Il n’exclut pas de saisir la hiérarchie de RFI pour adresser ses vives protestations face à ce montage grossier reconnu par le journaliste lui-même comme étant une bourde.

CP/ Joseph Kiliro Katikoto
Ouragan.cd/Le Télégramme du Congo

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