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Le Président de la République Démocratique du Congo, M. Félix Tshisekedi, fils du Lider Maximo et Sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi, d’heureuse mémoire, est plein d’amour pour son pays et son peuple. Mais depuis son investiture en 2019, il se voit incapable de mettre en place son programme d’action axé sur  la stabilité et
le développement. Son crédo magique “le peuple d’abord” est encore loin de devenir une réalité. Pour cause, à sa prise de fonction, il avait signé un accord de coalition avec son prédécesseur Joseph Kabila. Et cet accord demeure un mystère jusqu’à ce jour. 
Comme-si Tshisekedi n’était qu’un simple figurant au pouvoir, le camp Kabila ne voulait pas le voir réussir là où eux ont lamentablement échoué.
Et chaque jour qui passait, ils peaufinaient des stratégies pour le rendre impopulaire.
Le peuple qui s’attendait à un changement radical dès la prise de pouvoir par Félix Tshisekedi continue à broyer du noir et à être chosifié à souhait.
Au lieu de travailler pour le développement du pays, la coalition FCC-CACH  était plongée dans les guéguerres montées de toute pièce pour distraire la population pendant qu’ils pillaient les ressources du pays. Ils construisaient des immeubles, changeaient de  femmes et voitures et organisent des grands festins.
De son côté, le peuple ne sait pas à quel saint se vouer, sa situation sociale demeure inchangée. Il est plongé  dans le noir du désespoir et perd peu à peu sa confiance en son Président, estimant même que : “après Kabila égale avant Kabila” .
Difficile de diversifier l’économie nationale, à l’Est du pays par exemple, avec le parc de Virunga, le volcan de Nyiragongo, le lac Albert, le lac Kivu et autres merveilles. Rien qu’avec le tourisme, l’Est du pays devrait se développer et encaisser des millions de dollars pour le trésor public. Mais cette zone est l’enfer sur terre, l’insécurité y bat son plein, les tueries, les viols des femmes et filles, les pillages des ressources naturelles par des seigneurs de guerre empêchent le développement et la stabilité de cette région.
À Kinshasa comme dans d’autres villes, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le transport, la santé, le logement, l’éducation, l’emploi, le salaire, le chômage, les inondations, les érosions… n’ont jamais trouvé des solutions idoines.
Se voyant sur les traces de l’échec de Kabila, deux ans sans rien faire d’extraordinaire, le Président Félix Tshisekedi a pris le courage exceptionnel de rompre avec son allié Joseph Kabila et a mis définitivement fin à la coalition FCC-CACH pour servir enfin son peuple.
Il a ainsi lancé l’Union Sacrée pour la Nation et a appelé tous les acteurs socio-politique à y adhérer.
L’Union Sacrée envahie par des vautours !
L’Union Sacrée n’est pas une blanchisserie et halte aux opportunistes ! lance le Patriarche Gabriel Kyungu wa Kumwanza.
Malgré la bonne foi du Président de la République, pour améliorer la situation sociale de son peuple, ceux qui adhérent à l’Union Sacrée ne viennent pas tous pour l’aider mais plutôt pour se refaire une bonne santé financière et se repositionner pour les échéances électorales de 2023.
Ces mêmes personnes qui ont participé à la destruction du pays avec Mobutu et Kabila n’ont rien à apporter de bon. La plupart des ceux qui ont travaillé avec l’ancien régime et qui ont rejoint le camp Tshisekedi sont des criminels économiques, politiques et de guerres dont le peuple n’a plus besoin.
En ce moment, le pays n’a pas besoin d’un gouvernement budgétivore de 65 membres.  Il suffit au Président Tshisekedi de mettre en place un gouvernement de 15 ou 20 membres pour voir la plupart d’entre eux claquer la porte de l’Union Sacrée.
Comme en politique il n’y a que les intérêts qui priment, le poste du Premier Ministre scellera le sort de l’Union Sacrée.
Tous veulent ce seul poste. Les transfuges du FCC entendent occuper la Primature. De même, Jean-Pierre Bemba qui a passé 10 ans à la CPI entend aussi occuper ce poste pour se refaire une bonne santé financière et marquer son retour sur la scène politique tant nationale qu’internationale.
De l’autre côté, Moïse Katumbi, président du TP Mazembe et ancien gouverneur du Katanga entend aussi occuper ce poste pour asseoir sa popularité au niveau national et préparer le terrain pour les échéances électorales de 2023.
A l’UDPS, on pense que pour que le Président Tshisekedi réussisse son mandat, il faut que le Premier Ministre soit de son obédience, ainsi, Jean-Marc Kabund, Président intérimaire du parti présidentiel et architecte principal de la destitution du bureau Mabunda, attend lui aussi la Primature.
Modeste Bahati qui avait claqué la porte du FCC parce qu’on lui avait refusé la Primature et la présidence du Sénat est déjà hors jeu, il a déjà eu sa récompense avec sa nomination au poste d’informateur.
La RDC a besoin d’une nouvelle classe politique, l’actuelle est pourrie jusqu’à la moelle.
Par Joseph Lounda

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